Trente ans après sa relation abusive avec Gabriel Matzneff, Vanessa Springora raconte, dans "Le Consentement", l'emprise qu'il a exercée sur elle lorsqu'elle avait 14 ans. Vanessa Springora : C'était important pour moi de faire rentrer dans le champ littéraire la voix d'une jeune fille qui avait été victime. Autant d’avertissements que toute jeune personne ferait bien de suivre à la lettre. Le Consentement est un livre lumineux et grave qui démonte avec calme cet abus de l’enfance. Car la jeunesse, Matzneff s’en repaît. Vanessa Springora : C'était important pour moi de faire rentrer dans le champ littéraire la voix d'une jeune fille qui avait été victime. Vanessa Springora n'avait pas envie de parler. Vanessa Springora : « J’ai été la proie de Gabriel Matzneff. Vanessa Springora ne parle pas de viol dans son ouvrage, mais décrit comment elle s'est retrouvée sous l'emprise d'un homme de 36 ans son aîné. Le témoignage extrêmement poignant de Vanessa Springora débute ainsi. L'écrivain s'éprend alors de l'adolescente, qui n'a que 14 ans, et sa fascination tourne à l'obsession. ….. Hébéphilie pour les ados (11 à 14 ans) et éphébophilie (15 à 19 ans), en dessous de ces âges on peut parler de pédophilie. Au bout de trois semaines, l'ouvrage s'est vendu à 75 000 exemplaires[34]. La première fois que Gabriel Matzneff vit Vanessa, elle avait 13 ans. Vanessa Springora fait partie des dix auteurs qui ont vendu le plus de livres sur la période de septembre 2019 à septembre 2020, d’après GfK. Vanessa Springora, Le Consentement, Paris, Grasset, 2020. Des prêtres pédophiles qui ont sévi depuis des dizaines d'années en toute impunité aux intellectuels qui se servent de leur aura pour soumettre de très jeunes filles ou garçons à leurs fantasmes, le processus est le même: pas assez de recul ni de force pour dire non, pas de parent protecteur, et à la clé des vies détruites ou bancales. Oui c’est exact ! Jusqu’à présent, c’est toujours lui qui a donné sa version des faits, réduisant ses conquêtes à une succession de prénoms interchangeables, tableau de chasse aux allures de photo de classe. Cette histoire, comme toutes celles que l’écrivain a vécues avec de très jeunes filles, lui a inspiré plusieurs livres, dont « Harrison Plaza » et « la Prunelle de mes yeux ». Dans ce récit autobiographique poignant, elle aborde les notions de consentement, mais aussi l'influence qu'un adulte peut avoir sur une jeune fille d'à peine 14 ans. C'est une voix qu'on n'entend jamais en littérature. Les filles vêtues trop court sont très mal considérées . La dernière modification de cette page a été faite le 6 décembre 2020 à 10:41. Mais Vanessa Springora a décidé de prendre "le chasseur à son propre piège" en racontant sa relation sous emprise, à 14 ans, avec Gabriel Matzneff, l'écrivain amateur de jeunes filles. Alors qu'elle a accompagné sa mère, attachée de presse dans l'édition, à un dîner où l'écrivain était présent[10] — le 6 novembre 1985 —, celui-ci la contacte plusieurs fois ensuite[12], l'attend à la sortie du collège[10] presque chaque jour ; elle est alors en classe de quatrième. (Marguerite Bornhauser), Affaire Grégory: nouvelles auditions, des avocats appellent à la "prudence", Le Québec se reconfine partiellement jusqu’au 11 janvier, « Islamo-gauchisme » : un mot pour bastonner, « La souveraineté européenne ne veut rien dire sans un peuple européen » : l’essayiste Coralie Delaume est morte, Dans les coulisses de l’émouvant spectacle confiné de Bartabas, Code promo Amazon: 10€ de remise dès 30€ d'achats via l'app, Promo Aliexpress : jusqu'à 80% de réduction, Recevez un code promo Rakuten de 10€ via Paypal, Jusqu'à 85% de remise sur la collection femme sur SHEIN, REDUC Showroomprivé : jusqu'à -90% sur vos cadeaux de Noël, Livraison rapide sur une sélection de grandes marques de mode avec Zalando Privé, L2J Associés est une société née de l'association de …, WEELODGE c'est une autre façon de travailler, de …, Vous êtes propriétaire d’une maison de plus de dix …, Plantronics Blackwire 5220 Accessoires informatiques Original 207576-01 -, SENNHEISER Casque Supplémentaire Sennheiser HDR175 -, EXTEL Interphone vidéo filaire 4 pouces EXTEL NOVA Look blanc -, L'Obs - Les marques ou contenus du site nouvelobs.com sont soumis à la protection de la propriété intellectuelle, Gabriel Matzneff, ce paria très aimé qui fait l’apologie de la pédophilie. Celui d’une ado en manque d’amour, d’une proie idéale. Mais comment ces filles s'en sortent-elles ensuite ? 19 Juin 2020. Vanessa Springora, née le 16 mars 1972[1], est une éditrice, écrivaine et réalisatrice française. Son père, qu'elle décrit comme absent dans Le Consentement, meurt en janvier 2020 . Une guerre mondiale en perspective. Il faut acheter un dico aux pigistes de Libé, Marianne et L'Obs ? il n'y a pas que des gamins de leur age qui les reluquent .... Les lycéennes ne s'habillent plus comme autrefois. Dans "Le Consentement", Vanessa Springora dépeint ses jeunes années d'adolescence assombries par sa relation avec l'écrivain Gabriel Matzneff, de 36 ans son aîné. L'ouvrage est supposé avoir autant d'importance dans le milieu littéraire en France que le témoignage d'Adèle Haenel pour le cinéma[10],[28]. Au mépris de la loi. Lui, presque 50. ». Il nous raconte dans son livre ennuyeux qu'il sodomise des petites filles de 14 ans. Elle coordonne parallèlement depuis 2010 la collection « Nouvelles Mythologies », dirigée par Mazarine Pingeot et Sophie Nordmann, pour les éditions Robert Laffont[6]. En revanche, "viol sur mineur de moins de 15 ans" dans le code pénal, ça coche toutes les cases et c'est justement ce qui est reproché à Matzneff. Quant à l'écrivaine québécoise Denise Bombardier, qui avait déjà publiquement réagi contre les agissements à caractère pédophile de Gabriel Matzneff lors de l'émission de télévision Apostrophes diffusée en mars 1990[37],[38],[n 3], elle salue un « livre remarquable, courageux, d’une écriture chirurgicale »[40]. Trente ans après les faits, Vanessa Springora, directrice des éditions Julliard, publie ce jeudi chez Grasset un livre autobiographique intitulé "Le Consentement".Elle y raconte sa relation sous emprise à 14 ans avec l'auteur Gabriel Matznef, qui avait à l'époque 50 ans. C'est une voix qu'on n'entend jamais en littérature. Les premières relations sexuelles[10], elles, arriveront malgré le fait que la jeune fille, âgée de 14 ans alors, n'ait donc pas encore atteint la majorité sexuelle de quinze ans en vigueur en France. Vous avez choisi de ne pas accepter le dépôt de cookies, notamment les cookies de publicité personnalisée. L'Express parle « d'un récit sans concession sur son expérience avec le romancier »[10]. Le 2 janvier est paru le livre Le consentement, écrit par l’éditrice française Vanessa Springora, dans lequel elle relate sa relation avec un écrivain de 50 ans, G.M., alors qu’elle n’en avait que 14. L'ouvrage obtient un retentissement médiatique[24] international avant même sa parution[25], posant la question de la pédophilie, de la pédocriminalité[26] et s'interrogeant sur le milieu littéraire français des années 1980[27]. Il faut acheter un dico aux pégistes de Libé, Marianne et L'Obs ? Publié aux éditions Grasset, "Le Consentement" est le récit glacial et autobiographique de la liaison d'un homme de 50 ans qui séduit une jeune fille de 14 ans. « À quatorze ans, on n’est pas censée être attendue par un homme de cinquante ans à la sortie de son collège, on n’est pas supposée vivre à l’hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche à l’heure du goûter » écrit-elle[16],[18]. Les vieux messieurs attirent les enfants avec des bonbons, M. Matzneff les attire avec sa réputation. C'est une voix qu'on n'entend jamais en littérature. Maintenant , c'est le jean qui prime ou les robes longues. Vanessa Springora a vécu, à l’âge de 13 ans, l’emprise amoureuse et sexuelle d’un homme, Gabriel Matzneff. POLÉMIQUE - L'écrivain Gabriel Matzneff est au cœur de la tourmente depuis que l'éditrice Vanessa Springora est la première à témoigner parmi les femmes séduites par Gabriel Matzneff lorsqu’elles étaient adolescentes. Les faits décrits dans ce livre remontent à la seconde partie des années 1980, durant son adolescence, et commencent alors qu'elle est âgée de 13 ans et lui de 49[17] : elle reconnait être à l'époque « encore vierge » mais avec « une envie d'aller vers la sexualité »[12]. Dans les grandes villes, beaucoup sont musulmanes. Vanessa Springora est élevée par une mère divorcée[2]. L'écrivain loue une chambre d'hôtel à proximité et Vanessa Springora néglige alors le collège[10]. Vanessa Springora : « La Douleur », de Marguerite Duras (Folio) ... puis une deuxième, en jeune garçon en 1974, constitue pour moi une sorte de roman total. Quelque temps après, la Brigade des mineurs est alertée par lettres anonymes puis Vanessa Springora est admise à l'hôpital des enfants malades[20]. Quelques semaines plus tard, ils devenaient amants. Attrait pour les adolescentes : hébéphilie et non pédophilie. Nous respectons votre choix. 10 000 exemplaires sont écoulés en trois jours et l'ouvrage atteint immédiatement la première place des ventes « Essais-Documents », la deuxième place en format Kindle sur Amazon, et la troisième place sur Amazon toutes catégories confondues. Elle est réalisatrice-autrice en 2003 pour l’Institut national de l’audiovisuel[6], avant de devenir assistante d'édition au sein des éditions Julliard en 2006[7]. Vanessa Springora raconte avec une acuité saisissante l’emprise de G. sur elle. Et qu'elle ne vienne pas se plaindre, elle n'avait qu'à s'habiller décemment, en jogging par exemple... Vous voulez des suggestions de thèmes d'articles où vous comptez nous bassiner encore longtemps avec ca? « Mais, en fait, notre activité principale, c'était le sexe » explique-t-elle[21]. Après le premier tirage, prudent, son éditeur Grasset lance rapidement cinq réimpressions consécutives[32],[33]. Situation personnelle, parcours et éditrice, « À quatorze ans, on n’est pas censée être attendue par un homme de cinquante ans à la sortie de son collège, on n’est pas supposée vivre à l’hôtel avec lui, ni se retrouver dans son lit, sa verge dans la bouche à l’heure du goûter », « Mais, en fait, notre activité principale, c'était le sexe », « d'un récit sans concession sur son expérience avec le romancier », Le film reçoit le prix Jeunesse en 2005 à Traces de Vies – Clermont-Ferrand (France) et est sélectionné en 2004 au FIFF-Festival international de films de femmes - Créteil (France), « M. Matzneff me semble pitoyable. Le dégoût, la colère, la révolte, tous ces sentiments nous habitent durant cette lecture où Vanessa Springora … En décembre 2019, elle est nommée directrice des éditions Juillard[8],[9]. Vanessa Springora rencontre Gabriel Matzneff en 1986 lorsqu'elle accompagne sa mère à un dîner professionnel. https://www.babelio.com/livres/Springora-Le-Consentement/1189295 Vanessa Springora évoque dans cet ouvrage la relation qu'elle a autrefois entretenue avec un célèbre écrivain de 50 ans, alors qu'elle même était à peine adolescente. Entretien. Ce dernier a abusé de l’innocence de celle qui n’était alors qu’une toute jeune adolescente de treize ans. », Escuela Internacional de Cine y Televisión, « Vanessa Springora annule “La Grande Librairie” à la suite du décès de son père », https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Vanessa_Springora&oldid=177333256, Article de Wikipédia avec notice d'autorité, Page pointant vers des bases relatives à l'audiovisuel, Portail:Littérature française ou francophone/Articles liés, Portail:Littérature française/Articles liés, Portail:Biographie/Articles liés/Culture et arts, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. J’avais 14 ans » En 1986, Vanessa Springora est devenue l’amante de l’auteur des « Moins de seize ans ». Elle publie, début janvier 2020, l'ouvrage Le Consentement, dans lequel elle dénonce une emprise de l'écrivain Gabriel Matzneff, qui a commencé avec elle des relations sexuelles alors qu'elle avait 14 ans et lui 49. Vanessa Springora est élevée par une mère divorcée . Sous la plume de celui qui aime se comparer à Montherlant ou à Byron, sa relation illicite avec Vanessa se pare des atours flatteurs de la passion. Il partage avec elle sa vie parisienne dans le monde littéraire : dîners, théâtre, cinéma, visites, entretiens avec la presse, elle se joint à lui régulièrement[19],[20]. Le contenu de ce site est le fruit du travail de l'ensemble d'une rédaction qui oeuvre chaque jour à vous apporter une information de qualité, fiable, complète, et d'une équipe web qui vous propose des services innovants. Elle dit avoir commencé l'écriture de son livre lorsque cet homme a été couronné en 2013 par le prix Renaudot. Et le fait que sa maîtresse soit admise à l’hôpital des enfants malades ne suffit pas à lui rappeler que Vanessa est, en effet, toujours une enfant. modifier - modifier le code - modifier Wikidata. Elle raconte, aussi, une époque et un milieu social qui a si peu réagi pour protéger la Imprimé à 20 000 exemplaires, le livre a été en rupture de stock en quelques jours. Le sociologue spécialiste de l'histoire de la pédophilie Pierre Verdrager affirme que l'ouvrage marque un « tournant majeur » dans la perception de la pédophilie en France, désormais condamnée universellement ou presque[29],[30],[31]. Aujourd’hui, à 47 ans, Vanessa Springora donne son point de vue à elle. Ou le lui rappelle trop bien. Par la suite, il a lui-même retracé la relation avec Vanessa Springora dans le récit La Prunelle de mes yeux[14], volume de son journal paru en 1993[15], qui couvre la période allant du 13 mai 1986 au 22 décembre 1987[14], mais « avec sa version des faits »[12], « du point de vue du chasseur » selon Vanessa Springora[16] ; elle se voit à l'époque n'être qu'« une proie vulnérable » soumise à une prédation à la fois « sexuelle, littéraire et psychique »[12]. Très rapidement, au bout de quelques jours après sa sortie, le livre est déjà un succès de librairie. « Avant même sa sortie, le 2 janvier, le livre de Vanessa Springora « Le Consentement » (Grasset, 216 p., 18 euros) a provoqué une déflagration dans le milieu littéraire et bien au-delà. La sortie de ce livre met en lumière auprès du grand public les agissements de Matzneff, qui les développait pourtant longuement dans ses livres depuis plusieurs décennies, et provoque un scandale retentissant sur ses soutiens culturels, politiques et médiatiques. Que la brigade des mineurs soit alertée semble à peine l’émouvoir. Grand Prix des Lectrices ELLE : Grand Prix du document pour "Le consentement" de Vanessa Springora. Vanessa Springora, autrice du livre Le consentement, a reçu le trophée d'autrice de l'année par les lecteurs du magazine Livres Hebdo. Ce dernier n'a jamais caché son penchant pour les très jeunes adolescents ou les enfants : déjà en 1974[n 2], il écrit un essai titré Les Moins de seize ans, publié chez Julliard et « mode d'emploi pour les pédophiles » d'après Springora[12], abordant sa relation avec un garçon de douze ans, ses habitudes de tourisme sexuel, ainsi que d'autres turpitudes[13]. Donc si elle se fait agresser par des racailles ou mater par des vieux pervers, ce sera sa faute. Je m'abonne pour 1€ le premier mois Springora, 47, the head of the Julliard publishing house, claims that in the 1980s she met the author Gabriel Matzneff at a dinner with her mother when she was 13 and he was 50. Et déplore «l’aveuglement» de tout un milieu. Bref, trois fois rien... Attrait pour les adolescentes : hébéphilie et non pédophilie. Il commence à écrire à la jeune fille et l'attend à la sortie de son école. Vanessa Springora, dans «Le Consentement», dénonce l’emprise que l’écrivain Gabriel Matzneff a eue sur elle quand elle avait 13 ans. Elle est pour lui « le véritable troisième sexe », comme il l’écrit dans « les Moins de seize ans », un pamphlet en faveur de la pédophilie, où il se persuade qu’il est le meilleur initiateur possible pour une vierge. Elle dit que c’est par l'écriture, alors qu'elle en a été longtemps incapable, qu'elle tente de se réapproprier cette histoire, après avoir souffert de celle des livres de Gabriel Matzneff[20]. À la suite de ces révélations, l'association Innocence en danger demande à ce que les ouvrages de Gabriel Matzneff soient retirés de la vente[35], alors que Vanessa Springora s'est elle-même exprimée contre cette action[36]. C’était en 1986. On voit bien que vous n'êtes pas concerné-e par ce comportement, et que vous n'êtes pas doué-e d'une grande compassion.