Politesse. C'est alors un vrai triomphe au Japon. Cinéma Voyages . Le Voyage de Chihiro (attention : SPOILERS) mis à jour le 23 janvier 2003 retrouver le menu ... Quand il retrouve la parole à la fin, c'est pour dire à quel point son aventure lui a plu, et pour soutenir Chihiro de façon décisive. Quelques éléments interprétatifs autour du film de Miyazaki, et notamment une large interrogation sur l'histoire l'Histoire, et la mise en péril d'un japon mythique dans un … Expliciter les représentations que se font les élèves à partir de ces deux titres. Le spectateur se trouve ainsi placé dans la même incertitude que le personnage principal[10],[24]. Dans le reste de la francophonie, La Libre Belgique estime que le film a « multiples degrés de lecture » est une « œuvre formellement époustouflante et d'une exceptionnelle densité »[58]. Ainsi, les traditions que le réalisateur décrit sont essentiellement celles qu'il a connues enfant, héritées en particulier de l'ère Taishō (1912-1926). La version du 4 février 2016 de cet article a été reconnue comme «, Création et identité des personnages principaux, Quête d'identité entre tradition et modernisme, Place dans le cinéma de Miyazaki et le conte pour enfants, « quand je me tiens ici seul, le soir, près de l'heure de fermeture, et que le soleil se couche – les larmes me montent aux yeux », « recherche », « interrogation » ou « fantôme », « traversée du miroir onirique et romantique », « l'animation devient un art du dévoilement », « un poème en prose, une épopée foisonnante, un conte philosophique, une œuvre beaucoup plus ambitieuse qu'un simple roman d'apprentissage destiné à la jeunesse », « culmine dans une séquence de trajet en train, d'une simplicité apparente », « Miyazaki présente un conte de fées pour tous âges, une moralité, une fantasmagorie pour l'œil, pour l'ouïe, pour l'intelligence », « l'expérience a de quoi combler toutes les catégories d'âge, de culture et de sensibilité », « le film a la qualité surréaliste d'un songe », « œuvre formellement époustouflante et d'une exceptionnelle densité », « le mélange entre poésies fantaisistes et réflexions rares est réjouissant », « richesse de son imagination et la force de son intelligence morale », « chef-d'œuvre […] brillant, beau et profond », « rapide et amusant, […] bizarre et merveilleux », « sans attaches ni passé, l'homme autant que la société sont voués à disparaître », « Nous devons informer [la jeunesse japonaise] de la richesse de nos traditions, « réhabiliter certains aspects d'un Japon traditionnel idéalisé », « perte du sens de l'histoire et de l'identité », « détruire l'avidité humaine qui soutient un système consumériste capitaliste », « exemplifie la clarté et la précision de l'imagerie fantastique de Miyazaki, accessible et compréhensible par les adultes et les enfants », « contaminés par les scories de la civilisation », « voisinage avec un imaginaire ancré dans les croyances animistes du shinto », Interview: Miyazaki on Sen to Chihiro no Kamikakushi. La globalisation culturelle qui efface tant les particularismes locaux que le lien entre les lieux et l'histoire apparaît comme un grand danger[84]. Gros monstre de bouse (Dieu putride) qui arrive, on oblige Chihiro à s’occuper de lui quand tout le monde en a peur, trouve qu’il sent mauvais. Pour Le Soir, « le mélange entre poésies fantaisistes et réflexions rares est réjouissant »[59]. analyse dvd. Une aide pour les parents ! Le film appartient aux genres du conte de fées et du fantastique, avec quelques touches de fantaisie et même d'horreur[24],[30]. ». La bande originale est primée à plusieurs reprises, remportant notamment le prix de l'Académie japonaise, comme détaillé plus bas. Les va-et-vient symboliques entre les deux mondes apparaissent multiples et changeants, si bien qu'il n'est pas possible d'en discerner les frontières, ni d'ailleurs de suivre le temps qui passe, à la différence des dessins animés typiques de Disney ou d’Alice au pays des merveilles. Pensant que ces mangas ne montrent pas ce que les jeunes filles « [ont] de plus cher dans leurs cœurs », Miyazaki décide de réaliser un film sur une héroïne qui serait une petite fille ordinaire, à laquelle il serait possible de s'identifier[6],[7]. Notoya in Ginzan Onsen stop businees for renovation. Lors de sa création, Miyazaki souhaite une fille « replète » plutôt que mince, visant avant tout au réalisme du personnage. Osmond estime aussi qu'à l'exception de Mari Natsuki, les voix du Voyage de Chihiro ne sont pas réellement « mémorables »[69]. Se présentant comme Haku, il semble connaître Chihiro de longue date, et lui conseille de descendre trouver Kamaji, le chauffagiste, pour obtenir du travail. Cette scène du train circulant au beau milieu de la mer est totalement imaginaire, mais traitée de façon naturelle et donc réaliste, à la manière du cinéma en prise de vue réelle[98]. La palette de couleur apparaît particulièrement vive et brillante par rapport aux précédents films du studio, la couleur dominante étant le rouge, rehaussé par l'or et l'orange. Religion. Un peu perdus, ils s’arrêtent devant un tunnel et décident de faire une halte. La scène du train est perçue par Osmond comme l'une des plus fortes du film par la nostalgie et la poésie qu'elle dégage[97]. De plus, le rituel de l'ancrage dans un monde par la nourriture – dans le film, Haku empêche la disparition de Chihiro en lui faisant absorber une baie du monde des kami – rappelle le mythe shinto d'Izanagi et Izanami[24]. L'équipe comprend de jeunes animateurs et des vétérans comme Ai Kagawa et Kitaro Kosaka ; Miyazaki travaille en lien étroit avec l'animateur Masashi Andō pour la supervision de l'animation, bien que le trait plus réaliste de ce dernier demande un certain travail d'harmonisation[16]. Une fille qui a toujours été dans le giron de ses parents, nonchalante, va se transformer et retrouver sa joie de vivre. Le Sans-Visage devient de plus en plus gros, on se demande ce qu’il va se passer. Petite voix plaintive du Sans-Visage, on ne sait pas ce qu’il veut, mais il s’intéresse à Chihiro. Le Voyage de Chihiro: à partir de 6-7 ans. L’alter ego de Chihiro dans le monde des esprits est Haku, dont le rôle est ambigu au début du film. Une fois de retour à leur voiture, ils s’aperçoivent qu’elle est couverte de végétation et de poussière ; Chihiro se demande si ce qu’elle a vécu était bien réel, mais dans ses cheveux, le porte-bonheur de Zeniba jette un éclat. Il l’emmène ensuite traverser le pont qui mène au palais, tentant de la cacher des esprits et du personnel. Les deux films reposent également sur un schéma opposé : Chihiro est une humaine voyageant dans un monde surnaturel tandis que Kiki est une sorcière s'établissant dans une ville humaine[8]. Le Monde évoque une « traversée du miroir onirique et romantique » où « l'animation devient un art du dévoilement » ; Les Inrockuptibles « un poème en prose, une épopée foisonnante, un conte philosophique, une œuvre beaucoup plus ambitieuse qu'un simple roman d'apprentissage destiné à la jeunesse » ; pour Libération, il « culmine dans une séquence de trajet en train, d'une simplicité apparente » mais « à tomber à la renverse » ; Positif estime que « Miyazaki présente un conte de fées pour tous âges, une moralité, une fantasmagorie pour l'œil, pour l'ouïe, pour l'intelligence » ; pour Première, « l'expérience a de quoi combler toutes les catégories d'âge, de culture et de sensibilité » ; Télérama évoque « une Alice aux pays des fantômes où se mêlent avec brio fantaisie, jeu de piste et audaces visuelles » ; et pour Le Nouvel Observateur, « le film a la qualité surréaliste d'un songe »[53]. Le film approchant de la fin cependant, il a été rassuré par l'évolution du personnage, déclarant sentir qu'« elle sera une femme charmante »[6]. à tête de cochon. En particulier, chaque personnage est principalement dessiné à la main, Miyazaki travaillant aux côtés de ses animateurs pour vérifier que les résultats correspondent à ses vues[14]. Regarder Le Voyage de Chihiro (Sen to Chihiro no Kamikakushi) en streaming vf hd gratuit sur Stream Complet en Version Française. Il s'agit également de la première mise en scène directe du Japon contemporain et surtout de sa critique sociale : ni le monde de Kiki la petite sorcière, ni celui de Mon voisin Totoro ne sont « contaminés par les scories de la civilisation »[113],[114]. Il est difficile de faire le choix : – entre l’âge à partir duquel un enfant peut voir un film sans être choqué (à la maison, « Robin des bois » 1938, pourtant gentillet en apparence, ne passait pas à 6 ans), – entre l’âge à partir duquel il peut en comprendre l’essentiel, – entre l’âge à partir duquel il peut profiter de son contenu (« La vie est un long fleuve tranquille » passe à 8 ans, mais pour saisir l’ironie du film c’est mieux à 13). 38 ans 40 ans. Elle part se blottir dans un coin où le jeune garçon la retrouve ; il la force à avaler un peu de nourriture du monde des esprits pour lui éviter de disparaître et la cache de la vue du Yu-bird, un rapace à tête de sorcière, qui patrouille. Le dragon reprend conscience et détruit l’oiseau de papier, faisant disparaître Zeniba, avant de tomber dans une oubliette, la fillette accrochée à son cou. Il incarne de prime abord un espace où perdurent les bonnes traditions du pays et ses légendes[79],[75]. Pour elle, le voyage dans le monde des esprits fonctionne ainsi comme un voyage initiatique, mais également comme un rite de passage lui permettant de renouer avec l'identité culturelle japonaise[73]. Cette approche correspond au shinto japonais, religion millénaire où les divinités, nommées kami, investissent continuellement le monde des vivants[32],[33]. Voyages longue durée. Elle prend alors conscience qu'elle peut agir sur son propre destin quand elle réussit à purifier le dieu de la rivière aux bains. Au cours du voyage, la famille fait une halte dans un parc à thème qui leur parait délabré. La plupart des acteurs prêtant leur voix sont issus du monde de la télévision et du cinéma, comme Rumi Hiiragi pour Chihiro (elle a 13 ans en 1999), Bunta Sugawara pour Kamaji et Mari Natsuki pour Yubaba et Zeniba[22]. Bô, le bébé de la sorcière, menace de casser le bras de la petite fille. Néanmoins, le réalisateur admet avoir eu, étant jeune, une opinion très négative de l'histoire japonaise, surtout son passé militariste, si bien que ses premiers films se déroulent dans un contexte européen[83]. Le Voyage de Chihiro illustre certains thèmes récurrents du cinéma de Miyazaki, notamment le travail collectif, le respect de l'environnement, le voyage et l'intégration[109]. Lin surgit ; Yubaba a découvert que Sen avait laissé entrer le Sans-Visage, qui souhaite la voir. Tolérance. Cherchant l'inspiration, il lit des magazines de prépublication de manga shōjo tels que Nakayoshi et Ribon laissés par les filles dans le chalet, mais est déçu de ne trouver pour sujets que des amourettes ou des romances. On nous montre les différents personnages dans différents états et dans un environnement qui fait ce qu’ils sont. Quand elle révèle son vrai nom à Haku, elle le libère de sa servitude. Afin de rendre ce personnage mystérieux, Masashi Andō travaille sur le contour des yeux pour qu'ils soient étranges et le dote de pupilles lui donnant un regard lointain afin de renforcer son rôle de personnage « transparent » tel que défini par le réalisateur[28]. Les deux enfants se quittent en se promettant de se revoir, et la fillette rejoint ses parents qui l’attendent à l’entrée du tunnel et ne se sont rendu compte de rien. Au cours de son ouvrage, voyant le Sans-Visage dehors sous la pluie, la fillette le laisse entrer. ), dix ans, boude à l’arrière de la voiture de ses parents[1] ; ces derniers ont décidé de déménager à la campagne, et la petite fille regrette son ancienne école. All rights reserved. Les principaux outils numériques utilisés incluent les calques permettant de superposer les dessins et les effets spéciaux, le morphing, l'animation numérique de l'eau, le lancer de rayon pour l'éclairage réaliste des scènes, la création et l'ajout de textures sur les objets 2D ou 3D, et enfin le montage final[21]. Chez le réalisateur, l'identité doit être comprise tant comme la quête de soi que la compréhension de ses liens avec la communauté, la société et la nature[75]. Les limites d’âge s’observent davantage dans le cadre des assurances pour des voyages de plus de trois mois. Yokai. Yubaba interroge la fillette pour savoir qui l’a aidée à parvenir jusqu’ici, mais cette dernière se borne à lui demander du travail. Ce que disent les autres. Sen parvient à trouver une échelle qui mène aux étages supérieurs, et arrive dans la chambre de Bô, d’où elle entend la sorcière demander à ses minions, trois têtes bondissantes nommées Kashira, de se débarrasser de Haku dont elle n’a plus besoin, avant de repartir. La nuit venue, un employé grenouille vient voir près du grand bain s’il ne reste pas de pépites oubliées ; le Sans-Visage, capable de faire apparaître des pépites dorées, le piège et l’avale. Miyazaki ne révèle volontairement pas la nature du voyage de Chihiro, réel ou onirique, si bien que la fin reste ouverte à interprétations. Ayant l’intuition que celui-ci est Haku, elle l’appelle pour qu’il vienne se réfugier, et ferme la fenêtre pour bloquer ses assaillants qui repartent, sauf un qui se colle discrètement dans son dos. Bô reprend sa forme de bébé, et ayant beaucoup gagné en maturité durant son aventure, gronde sa mère en lui demandant de ne pas faire pleurer sa compagne de voyage. L'animateur Masashi Andō tenait particulièrement à ce que l'histoire et le dessin révèlent le doute chez Chihiro, sentiment que les personnages de Miyazaki expriment habituellement peu[92]. Un monde rempli de monstres en tout genre que Chihiro les craint dans un premier temps (avec leurs grosses dents, têtes sans corps) puis même si elle n’a plus vraiment peur, ils resteront impressionnants.