Pour la Chine et l’Inde ce serait environ un quart des urbains. Suivent ensuite douze pays, essentiellement en Afrique subsaharienne, mais on y recense aussi Haïti, avec des taux entre deux tiers et trois quarts. Cette année plus encore qu’en 1983-1984, période pourtant devenue symbole de malheur absolu, puisque la famine avait alors touché cinquante et un pays et coûté la vie à plus d’un million d’Ethiopiens et de Soudanais. Que ce soit en valeur absolue ou en proportion de personnes vivant en bidonville, le phénomène touche de manière particulièrement importante l’Afrique subsaharienne : 62 % des citadins vivent ainsi dans des conditions de logement particulièrement insalubres. Famines et guerres en Afrique subsaharienne L’ Afrique noire renoue avec le désastre. On retrouve ainsi de fortes concentrations de bidonvilles tout le long de l'immense conurbation qui, en Afrique, va de Lagos, au Nigeria, jusqu'à Abidjan, en Côte-d'Ivoire, et qui comprend de nombreuses villes de moins d'un million d'habitants. Dans les pays les moins développés la moyenne est de 62 %, en Afrique subsaharienne de 55 %. Kibera (Nairobi, Kenya) Kibera (signifiant « forêt » ou « jungle » en kinubi) est un bidonville situé au sud de Nairobi, la capitale du Kenya. Une situation qui concerne aussi les pays du Sud, comme l’Italie, la Roumanie, l’Espagne ou encore la France, depuis le début des années 2000. Considéré comme le plus grand bidonville d'Afrique, les estimations d'ONU-Habitat et de différentes ONG varient de 350 000 à 1,5 million d'habitants en 2017, tandis que le recensement de 2009 rapporte une population de 170 070 personnes. Elle abrite quarante-huit États, dont les frontières sont issues de la décolonisation.C'est le lieu de naissance de l'« Homme moderne », Homo sapiens. Le Kenya possède pour sa part le plus grand bidonville d’Afrique : Kibera, plus de 700 000 habitants. L'Afrique subsaharienne est l'étendue du continent africain au sud du Sahara, séparée écologiquement des pays du nord par le climat rude du plus vaste désert chaud du monde. En 2030, 62 % de la population mondiale vivra en ville. ... on ne peut pas en dire autant de l’Afrique subsaharienne. L’arrivée de ces travailleurs étrangers, couplée à un fort exode rural, révèle le manque criant de logements : … En Afrique sub-saharienne, plus des deux-tiers des populations urbaines vivent dans des bidonvilles. Cette expansion s'accompagne d'une extension des zones d'habitat précaire, en Afrique subsaharienne et en Asie notamment. Déjà plus de la moitié des citadins africains vivent dans un bidonville. L’appel massif à une main-d’œuvre immigrée, venue d’Europe du Sud et de plus en plus du Maghreb et d’Afrique sub-saharienne, contribue pour un tiers à cette augmentation de population. Que ce soit en valeur absolue ou en proportion de personnes vivant en bidonville au sein de la population urbaine, le phénomène touche de manière particulièrement importante l’Afrique subsaharienne : 62 % des citadins vivent ainsi dans des conditions de logement particulièrement insalubres. Les bidonvilles représentent 62% de la population urbaine en Afrique subsaharienne, 35% en Asie du sud -l’Inde pour l’essentiel-, 14% en Afrique du nord. D'ici à 2030, la population urbaine en Afrique subsaharienne aura doublé pour atteindre 600 millions d'habitants.