Athènes en conclut que Sparte a rompu les traités, et la guerre reprend dès 415. Sparte Sparte, appelée aussi Lacédémone (Lakedaimon) est une ville de la Grèce située dans le Peloponnèse méridional, près du fleuve Eurotas et entre les reliefs du Parno et du Taygète. De fait, la guerre est longue, Périclès ayant eu l'idée d'abandonner l'Attique aux pillages réguliers de Sparte, pour accueillir sa population dans Athènes même, protégée par les Longs Murs. Aristote rapporte que selon certains, les Spartiates sont au nombre de 10 000 sous les premiers rois[18]. La fédération arcadienne renaît comme sa capitale Mantinée (370). À mesure que les Thébains descendent dans le Péloponnèse (371/370), les alliés de Sparte se rallient à eux, donnant l'hégémonie sur la Grèce à Thèbes. Le terme n'est utilisé qu'à partir de la période hellénistique. Ils peuvent infliger des amendes, des peines de prison (même aux rois) et ordonner des exécutions — notamment, faire exécuter sans jugement des Hilotes, comme pendant la kryptie[74]. Sparte se distingue des autres cités par un modèle social où la minorité des Homoioi (les « égaux ») exerce à plein temps la citoyenneté tandis que l'activité économique est assurée par les Périèques, population libre mais non-citoyenne, et par les Hilotes, dont le statut s'apparente à celui des serfs du Moyen Âge occidental. https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Histoire_de_Sparte&oldid=176422464, licence Creative Commons attribution, partage dans les mêmes conditions, comment citer les auteurs et mentionner la licence. ». Un des premiers Occidentaux à avoir visité Sparte fut, en 1436, Cyriaque d'Ancône[148]. Il comprend deux régions principales, séparées par des montagnes. Le retour des Héraclides daterait du … Des alliances (inégales) se concluent avec les cités voisines. Alors que les jeunes Athéniennes épousent à l'âge de 15 ans environ un homme qui en a le double[53], les Spartiates se marient rarement avant l'âge de 18 ans, et avec un époux du même âge qu'elles. On estime généralement qu'elle remonte aux environs de 775 av. Sa mort à Patras avant qu'il ait pu envoyer sa cargaison à Roe empêche d'en savoir plus[157]. Sparte (en grec ancien Σπάρτη / Spártê soit « semée », « parsemée » ou « éparse », grec moderne Σπάρτη / Spárti, en dorien Σπάρτα / Spárta) ou Lacédémone (Λακεδαίμων / Lakedaímôn) est une ancienne ville grecque du Péloponnèse, perpétuée aujourd'hui par la ville moderne du même nom de 18 185 habitants. Il avait été en effet chargé de constituer des collections d'antiquités pour différents patrons, concurrents : le roi lui-même et deux de ses favoris Arundel et Buckingham. C'est lui qui aurait bâti dans la cité le temple d'Asclépios. De plus, Sparte est la seule cité de Grèce dépourvue de murailles car d’après Lycurgue, « une ville bien défendue est celle qui est entourée d’un mur d’hommes, et non d’un mur de briques ». L'historiographie les appelle traditionnellement les tresantes, les tremblants. - Fondée par les Doriens au IXe s. av. La dernière modification de cette page a été faite le 9 novembre 2020 à 18:56. J.-C., bien que moins nombreux, et parviennent à tuer le général Épaminondas (mort illustrée par Euphranor), transformant ainsi une bataille indécise en victoire[réf. Sparte se distingue également, à l'époque archaïque, par son travail du bronze. Mais Sparte n'est pas encore détruite : l'assaut thébain sur la ville est repoussé par la résistance organisée par Agésilas. Inversement, ceux qui survivent sont suspects ; la mise au ban du corps social attend les lâches, les tresantes. Dans ce recueil, on voit des Lacédémoniennes exhorter leurs enfants au courage, se réjouir de la mort glorieuse de leurs fils au combat et inversement s'indigner de les voir revenir en vie alors que les autres sont morts. En 425, c'est même la défaite humiliante de Sphactérie : 120 Pairs, appartenant pour la plupart aux grandes familles spartiates, sont faits prisonniers sur un îlot. Athènes lance l'expédition de Sicile, qui se solde par un désastre. Philopoemen, stratège de la Ligue achéenne, oblige Sparte à y adhérer. Les citoyens Spartiates ne représentent qu'une faible partie de la population globale de la cité. La version du 28 octobre 2008 de cet article a été reconnue comme «, Redécouverte archéologique et historiographie, « le type même de la société politique juste », « l'État où la vertu a été la plus pure et a duré le plus longtemps », « la cohésion de la société et du corps politique ». La place de Sparte dans l'histoire de la Grèce antique est autre. Les Périèques (habitants du pourtour de Sparte) combattent également comme hoplites, et même des Hilotes : les 700 Hilotes commandés par Brasidas en Chalcidique, pendant la guerre du Péloponnèse, en sont récompensés par un affranchissement[89]. Les solutions et les définitions pour la page ville de grèce antique ont été mises à jour le 29 août 2020, trois membres de la communauté Dico-Mots ont contribué à cette partie du dictionnaire . Ils vivent aux dépens des hilotes (réduits en esclavage) et des périèques (paysans libres mais sans droits politiques). J.-C., selon Thucydide, sur les deux cinquièmes du Péloponnèse[1], soit près de 8 500 km2 et le triple de son rival athénien[2]. Il prend pour lui la souveraineté d'Argos et donne à ses frères les royaumes voisins : Cresphontès reçoit la Messénie et Aristodème (ou ses fils) la Laconie. Elle rejoint les rangs du reste de la Grèce au début du IIIe siècle av. La netteté des lettres, incisées sur une surface assez dure, implique une certaine habitude et permet de penser que l'alphabétisation était déjà bien répandue. Ce type de figure, daté du milieu du VIIIe siècle av. Un cinquième village, Amyclées, distant de quelques kilomètres, vient s'y ajouter à une époque inconnue[6]. De l'enfance à l'âge adulte (de 7 à 20 ans inclus), le jeune Spartiate est embrigadé par classe d'âge, hors de la tutelle parentale[44]. Ils comptent également des paysans, refoulés sur les terres médiocres. Au contraire, la description par le commerçant britannique, Bernard Randolph, datant de 1687 est fiable. À la fin du VIIe siècle av. Au début, ils peuvent mener la guerre contre le pays de leur choix, et leur pouvoir est collégial[62]. Les douze travaux sont amplement représentés dans l'iconographie spartiate. Cette affirmation, rapportée par le seul Plutarque, est aujourd'hui remise en doute par des archéologues, qui n'ont trouvé aucun ossement d'enfant à l'endroit indiqué[42]. Enfin, les richesses sont censées être méprisées. Le mariage lui-même se fait par enlèvement ; on rase ensuite le crâne de la jeune fille, qui est habillée en homme et laissée dans une pièce sans lumière où elle est rejointe par son époux, qui a quitté discrètement le banquet commun[55]. Pendant la longue Guerre du Péloponnèse (431 à 404 av. nécessaire]. De même, sont vénérés Agamemnon, Cassandre (sous le nom d'Alexandra), Clytemnestre, Ménélas ou encore Hélène. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. C'est d'abord la révolution d'Agis IV, puis celle de Cléomène III. En 506 av. On peut penser qu'il y avait environ cent agglomérations périèques : Sparte était surnommée, selon Strabon, la « cité aux cent villes »[24]. J.-C.. La ville sera endommagée par un tremblement de terre en 375. Il faut y ajouter les monuments funéraires — nombreux puisque Sparte enterre ses morts à l'intérieur de son périmètre[96] —, dont certains sont aussi des lieux de culte : c'est le cas de ceux de Lycurgue, Léonidas Ier ou encore Pausanias Ier[97]. Géographiquement, ils sont très proches les uns des autres, mais ont parfois eu des valeurs, des modes de vie et des cultures très différents. Le légendaire « retour des Héraclides » a été interprété comme la version mythique de cette invasion des Doriens. Il contraint les Spartiates à abattre leurs murs, libère les Hilotes qu'il renvoie sous peine de les asservir comme esclaves-marchandises — ce qui arrive, de fait, à 3 000 d'entre eux. Sparte lance aussitôt une attaque contre la cité béotienne, qui aboutit au désastre de Leuctres : Épaminondas détruit l'armée spartiate menée par Cléombrote, et mène une puissante offensive contre Sparte elle-même, qui doit enrôler de nombreux Hilotes pour repousser le danger de ses murs. La ville est pillée par les Hérules lors d'une incursion en 267 ap. Pour éviter de renouveler une telle déconfiture, Sparte réunit alors un congrès des alliés, probablement en 505, pour discuter d'une nouvelle intervention à Athènes, cette fois pour rétablir Hippias. L'abbé Fourmont, envoyé en Grèce par Louis XV, revint avec de nombreuses inscriptions, dont une grande partie qu'il affirmait provenir de Sparte. Il devient le véritable maître de Sparte. Cependant, cette victoire masque mal la réalité des rapports de force : le gros des troupes était athénien. Dans la mythologie homérique, à l'époque mycénienne, Sparte faisait partie du royaume de Ménélas, frère d'Agamemnon et époux d'Hélène. Sparte: c'est une ville du sud du Péloponnèse connue pour sa célèbre cité antique dont il ne reste maintenant plus rien. Craignant leur révolte, les Spartiates leur déclarent solennellement la guerre chaque année[33], les avilissent en permanence et les terrorisent[34]. J.-C., elle fut une puissante cité. Selon Isocrate, ce sont 2 000 Doriens qui envahissent la Laconie[16], simple supposition sans valeur réelle[17]. Cette cité est située près du fleuve Eurotas, et entre les montages du Parno et Taygète. Son origine est discutée dès l'Antiquité ; la Souda, un dictionnaire byzantin, hésite entre une naissance à Sparte même et à Milet, en Ionie. Elle est située sur l’Eurotas, dans la plaine de Laconie, entre le Taygète et le Parnon. Au XIIe siècle av. Un autre trait particulier est le culte voué aux héros de la guerre de Troie. Les Hilotes sont les paysans dépendants de Sparte. Une ville est refondée sur le site en 1834, après l'indépendance de la Grèce : c'est la Sparte actuelle, construite selon les plans du baron bavarois Jochmus. En 331, Agis III passe à l'offensive contre Antipater, régent de Macédoine en l'absence d'Alexandre le Grand. J.-C., Aristote note que certains possèdent de grandes richesses, alors que d'autres n'ont presque rien, et que les terres sont concentrées entre les mains de quelques-uns[87]. L'abondance de la poterie suggère que la période est prospère. Avant le départ d'une expédition, on sacrifie à Zeus Agétor, au moment de passer la frontière, c'est à Zeus et Athéna, et avant la bataille, à Arès Ényalios. Sparte s'appelle l'état antique, situé sur le territoire de la Grèce moderne dans la vallée d'Evrot, au sud du Péloponnèse. Asseyant son nouveau statut, Sparte installe peu à peu dans toutes les villes grecques des gouvernants à sa solde. En 491, quand Cléomène parvient à se débarrasser de Démarate, les choses changent. Sparte ne se remettra jamais de cette lourde perte de son corps civique et militaire et se replie sur le Péloponnèse, réduisant ses prétentions à la Laconie. Il prime sur les autres généraux, peut conclure les trêves, et combat au premier rang à l'aile droite[67], protégé par une garde d'honneur de cent hommes[68]. Ses critiques lui reprochent même de n'être que cela : pour Platon, l'organisation politique de Sparte est « celle d'une armée en campagne plutôt que de gens vivant dans des villes »[93]. Poussée par Égine et Corinthe, elle interdit à la cité de rebâtir ses murailles, détruites par les Perses. D'autres témoignages permettent de conclure à l'existence, dès cette époque, d'échanges commerciaux et culturels : on a retrouvé dans tous les sites du Néolithique récent un type identique de poterie décorée, fabriquée à la main. Devant cette situation critique, Sparte a besoin d'une pause et d'aide extérieure : l'aide est demandée à un vieil allié, Denys de Syracuse, qui la lui donne, et un armistice est demandé à Athènes, qui y consent (paix de 374). Ils continuent à être habités au Néolithique récent ; il faut peut-être y ajouter un quatrième site à Gerarki[4]. Les Spartiates jettent dans un puits les envoyés de Darius Ier venus demander la terre et l'eau, acte symbolique d'acceptation de l'hégémonie universelle des Achéménides, et dépêchent des renforts aux Athéniens — renforts qui, du fait de la fête des Karneia, arrivent trop tard pour Marathon. Le couple vit dans des communautés regroupant d'autres guerriers, et une trop grande intimité entre le mari et la femme, considérée comme un obstacle à la passion, n'est pas encouragée[54]. La transition entre cette ancienne ville et la Sparte dorienne s'explique pour les Anciens par le « retour des Héraclides » : Hyllos, fils d'Héraclès, doit fuir le Péloponnèse à la suite des persécutions d'Eurysthée. A propos de Sparte. L'art laconien fleurit surtout à l'époque archaïque ; ses principaux modes d'expression sont la céramique, le bronze et l'ivoire. Flower, « Simonides, Ephorus, and Herodotus on the Battle of Thermopylae », Thucydide, I, 10, 2. Une ville est refondée sur le site en 1834 : c'est la Sparte actuelle. En témoigne le nombre de temples et de sanctuaires mentionnés par Pausanias lors de sa visite de la ville : 43 temples de divinités (hiéron), 22 temples de héros (hêrôon), une quinzaine de statues de dieux et quatre autels[95]. Plusieurs nouvelles implantations apparaissent au Néolithique final ; outre la poterie, on trouve des bijoux en argent à Alepotrypa, ce qui atteste d'une certaine prospérité[4]. J.-C. dont la production subsistante consiste essentiellement en figurines de terre cuite. Les réformes de Nabis sont abrogées, l'agôgè supprimée. La Seconde Sophistique s'intéresse principalement à Athènes, mais recourt encore à Sparte pour proposer des sujets de rhétorique : « Faut-il donner des murailles à Sparte ? Sparte (n.prop.). Nabis s'y rend populaire en abolissant les dettes et persécutant les riches. Ce dernier tente d'endiguer l'avancée des Achéens, au début avec une certaine réussite, puisque la Ligue lui propose en 226 de prendre sa tête. Notamment, la prudence de Sparte, ses multiples offres de faire la paix, refusées par la démocratie athénienne[1], et finalement, le refus de Sparte vainqueur de détruire Athènes (ce qui était réclamé pourtant par ses alliées Corinthe antique et par Thèbes (Grèce))[132]. Ils sont également chargés des affaires étrangères, exécutent les décisions de l'assemblée (qu'ils président), ordonnent la mobilisation et prennent d'eux-mêmes des décisions urgentes[75]. En s'appuyant sur les ressources de la plaine de Laconie draînée par l' Eurotas , Sparte a pris le contrôle de la Messénie , à l'ouest … Elles se déploient par ordre d'âge croissant, les jeunes se trouvant donc au premier rang. La Révolution française se réfère beaucoup à Sparte jusqu'à la chute de Robespierre. Héraclès réussit à sauver le pouvoir du roi Tyndare qui était menacé par son frère. En 207, Nabis, accède au trône — ou du moins, devient tyran de Sparte. Sparte s'est lancée dans la guerre du Péloponnèse sous la bannière de la liberté et de l'autonomie des cités, menacées par l'impérialisme athénien. Plutarque cite également des lettres envoyées par des mères spartiates à leurs enfants soldats[118]. Mais, après avoir vaincu celle-ci, elle fait de même : elle impose un tribut, des gouvernements sous sa tutelle, voire des garnisons. Pourtant, à son retour à Sparte, il est soumis à jugement, et huit ans après son acquittement, est condamné quand Athènes reprend les armes contre Sparte. Au contraire, l'historien Henri-Irénée Marrou dénonce le « mirage spartiate »[155] : « loin de voir dans l'ἀγωγή une méthode sûre pour engendrer la grandeur, j'y dénonce l'impuissance radicale d'un peuple vaincu qui s'illusionne ». J.-C. : son origine exacte est disputée, mais il traduit une incontestable influence laconienne. J.-C., on ne connaît aucun veto de la gérousie[71]. En Grèce antique, l'élégie est un poème en. Avec le retour de la paix, Sparte propose d'abandonner les cités ioniennes, trop lointaines, mais se heurte à l'opposition d'Athènes, de même que pour leur suggestion de chasser de l'Amphictyonie de Delphes les cités coupables de médisme, d'alliance avec les Perses — nommément, la Thessalie. Il y resta cependant jusqu'en juin 1730[160]. Les historiens préfèrent aujourd'hui relativiser l'image d'une Sparte militariste[94]. A.R. Les hostilités à proprement parler commencent en 457, à l'appel de Corinthe. La distribution géographique des premiers sites habités permet de penser que les premiers habitants de la région sont arrivés par la mer et sont demeurés à proximité des côtes, Kouphovouno représentant une exception[4]. De la même façon, les Périèques (habitants du pourtour) sont libres mais appartiennent néanmoins à l'État lacédémonien et comme tels, ils servent dans l'armée civique[35]. Les artistes laconiens réalisent également de grands vases, dont peut-être le cratère de Vix, haut de 1,64 mètre, daté de la fin du VIe siècle av. Pour Aristote, l'assemblée a un pouvoir si faible qu'il ne la mentionne même pas comme élément démocratique du régime spartiate. À l'époque hellénistique, Sparte est un objet d'intérêt pour les amateurs de philosophie politique, qui tendent à l'idéaliser. J.-C., Simonide de Céos écrit un éloge funèbre des guerriers tombés à la bataille des Thermopyles[112], que les Spartiates semblent déclamer chaque année devant un monument à ces morts, soit à Sparte, soit aux Thermopyles[113]. Sparte à proprement parler est constituée de quatre villages : Limnai (« du lac »), Kynosoura (« queue de chien »), Mesoa (« central ») et Pitana (« pâtissiers »), qui ne sont pas pleinement réunis par un synœcisme à l'époque classique[5], d'ailleurs Σπάρτη / Spártê signifie « semée », « parsemée » ou « éparse ». La religion occupe à Sparte une place plus importante que dans les autres cités. En théorie toujours, la monnaie est bannie par une triple série de mesures. N'ayant pas d'héritier mâle, il laisse son royaume à Lacédémon, fils de Zeus et de Taygète (qui donne son nom à la montagne surplombant Sparte), époux de Sparta (fille d'Eurotas). En fait, ils sont censés représenter le peuple : Cicéron les compare aux tribuns de la plèbe[79]. On ne sait rien ou presque sur cette période de son histoire[11]. On peut identifier quelques grands artistes, comme le Peintre de Naucratis, le Peintre des Boréades, le Peintre d'Arcésilas, le Peintre des Cavaliers et le Peintre de la Chasse. Il semble en réalité qu'il ne se soit pas agi d'un déferlement guerrier, mais d'une longue assimilation des nouveaux arrivants[15]. Dominée de tous les points de vue, la cité est obligée d'accepter la paix en 195. Sparte est à deux doigts de commencer une guerre, mais renonce finalement. J.-C., le grand prêtre Jason, déposé, gagne Sparte dans l'espoir d'y trouver refuge grâce à cette parenté commune[143]. L'illettrisme des Spartiates est d'ailleurs proverbial à l'époque classique chez les Athéniens[115]. Elle devint le chef-lieu de la préfecture de Laconie, tandis que Mistra décline progressivement avant d'être abandonnée. J.-C. Durant la même décennie, l'exportation de la céramique figurée laconienne prend également fin, supplantée par la céramique à vernis noir. Après avoir renoncé à défendre la Thessalie, les Spartiates menés par Léonidas défendent courageusement le défilé des Thermopyles, retardant considérablement l'avancée des Perses et permettant à la flotte de se replier à Salamine. J.-C., l'armée est groupée par sections, puis par compagnies (pentécosties), bataillons (loches) et régiment (mores), chaque unité étant commandée par un officier. La religion à Sparte frappe également par ses aspects archaïques. Kennell. Hérodote, VII, 134.